2010

La Rue de Grenelle est un lieu où le temps s'est arrêté. Dans ce champ de possibles où le présent chevauche le passé, une femme se penche sur ses souvenirs.

Le regard traverse les corps transparents et se perd dans les boiseries des murs. Les silhouettes se dérobent, insaisissables comme en mouvement. Les corps sculptés par la mémoire reprennent leur place, répètent les gestes, rejouent la scène tels des automates mélancoliques bercés par l'entêtant refrain de l'habitude.

Comme dans les souvenirs les contours vacillent. La superposition des clichés traduit la fugacité du temps et installe son décor en strates pour mieux exprimer l'épaisseur de l'instant.

Tirages argentiques contrecollés sur aluminium / cadre en noyer avec réhausse / verre anti-reflet

Format 30 x 30 cm